dimanche 14 octobre 2007

Fin du début... Début du commencement !

Eh oui, ce voyage au Canada marque bien un commencement, même si il s'est achevé il y a un mois et demi. Voilà longtemps que je voulais faire "un mot de la fin", au sujet de ce voyage.

Je suis donc bien arrivé en France le 4 septembre à midi, mes parents m'attendant à l'aéroport. Quelle ne fut pas leur surprise quand ils m'ont vu habillé en cowboy, et parlant avec un accent Québécois (même si ce n'était que du bluff) !

Petit à petit, il a fallu reprendre le rythme de la vie français. Curieusement, je me suis vite fais à la vie canadienne, mais j'ai eu un peu de mal à me remettre dans l'atmosphère française. Depuis, je suis de retour dans mon école, pour une 4e année, avant-dernière avant le diplôme tant attendu.

Régulièrement, je correspond avec certaines personnes rencontrées là-bas. J'ai même eu aujourd'hui un mail de Peter, qui a enfin créé sa boîte mail ! Ca fait plaisir de recevoir des nouvelles d'eux.

Il y a quelques jours, nous (les étudiants de ma promotion) devions présenter ces 4 mois de projet personnel, qui dans notre formation, s'appelle Expériment. J'ai eu l'impression de retourner là-bas en revoyant ces photos, ces différentes objets ramenés d'Outre-Atlantique. C'est peut-être ce jour qui a clôturé ce voyage... Qui me paraît un peu loin, alors qu'il est encore si proche.

Ceci dit, je n'oublie rien de cette expérience. Je n'oublierai pas cette préparation, essayant de mettre en place d'autres projets qui n'ont pu aboutir, puis faisant les démarches nécessaires pour celui du Canada. Passeport (à demander le plus tôt possible), demande du Permi International (voir avec la préfecture pour l'obtenir ; lors du voyage, vous aurez quand même besoin du "Petit Papier Rose", le Permi International n'étant qu'un complément pour l'étranger"), achat du livret de WWOOFing sur le net, recherche de fermes, contact avec ces dernières, puis arrangement du billet d'avion en fonction des destinations (remarque, il m'a fallu changer le retour lorsque j'ai décidé de changer mes plans pendant le voyage... Merci encore à Maman, Manuela et aussi Air Canada Paris pour m'avoir permi de changer mon vol de retour).

Mon premier vol longue distance, seul, partant vers l'inconnue. Mes différentes rencontres avec des gens venant de divers horizons : Allemagne, Italie, Japon, Australie, et Canadiens bien sur. Leur accueil chaleureux, leur gentillesse. Ces imprévus lors du mois de juin. Ces différentes balades, voyages, en car, dans différents endroits du Canada. Ces paysages, cette atmosphère. Ces habitudes, ces choses qui appartiennent à leur culture, et pas à la nôtre. Tous ces moments que j'ai pu vivre, seul ou accompagné, et la liste est longue. Ce retour en France, un peu difficile, quoique revoir des proches ça fait énormément plaisir. Ces mails, commentaires, que certains d'entre vous ont pu laisser. Et toutes ces choses qui m'ont rapproché de mon Grand Père (ça c'est encore plus personnel).

Tout ça, je le dois à un tas de gens. Bien sur la compagnie d'avion, Air Canada, la préfecture, la mairie, merci à eux. Merci aussi à la bourse JTM, qui m'a permi de financer une partie de mon voyage.

Mais surtout, merci à tous ces gens, les fermiers, les travailleurs communautaires (en particulier Freeda, Peter), les WWOOFers (Sylvia, Philippe, Bell, Aicha, Marc et Kristina, Karola... pour ne citer que les plus marquants), pour la bonne ambiance qu'ils entretenaient à la ferme, pour leur convivialité, leur sympathie, leur accueil, leur affection.

Merci aussi à ces gens que j'ai rencontré sur une durée plus courte, même si ces rencontres étaient si enrichissantes (ça aurait du durer plus longtemps...). Je pense à Marc, le Québécois rencontré à Banff, à l'Aveugle qui était avec Antoine et moi dans le car pour aller à Whitehorse, à l'Australienne, dans le train pour aller vers Québec, je suis encore touché par sa générosité mais surtout son attention, alors que l'on a passé que deux-trois heures à discuter dans le train.

Un énorme merci à Lise, qui m'a accueilli quelques jours chez elle, alors qu'elle ne me connaissait pas. Tellement accueillante et sympathique que vous ne vous sentez même plus arriver comme un cheveux sur la soupe dans une telle situation ! Merci aussi pour l'aide qu'elle m'a fournie dans mes recherches à ce moment là. Pour ces discussions le soir, après manger. Pour la balade, le dimanche avant mon retour vers l'Ouest.

Bien évidemment, merci à Antoine, pour notre échappée vers le Nord. Merci à tous ceux qui m'ont envoyé un mail, laissé un commentaire, encouragé, ou ne serait-ce qu'accordé quelques instants à consulter ce blog. Merci à ceux qui m'ont aidé dans la réalisation de cette expérience, qui marque un commencement pour moi.

Et enfin, merci à mes proches (Maman, Papa, Romain, mon frère aîné, Yann, mon ... jumeau ?, ...) pour tout.

Je retournerai là-bas, après tout, je suis devenu autant Canadien que je ne suis Français...

For you, Gran'pa...

mercredi 12 septembre 2007

Fruit du travail... (WWOOFer Episode IX)

Eh oui, ça fait toujours plaisir de voir le fruit du travail, lorsque l'on constate que les fruits et légumes font leur apparition, un mois après ! Ca a poussé relativement vite (en tout cas ça surprend), et il est alors temps de commencer les récoltes. Bref, la majeur partie du travail en été consiste a tout rammasser au fur et à mesure que les fruits et légumes sont mûres.

Quand aux carottes et pommes de terre, ils suffisait de tout sortir de terre, puis de ramasser, peu importe la taille (on avait des carottes en abondance disait Monica, et en trois couleurs : blanches, oranges, et violettes !). Et cela peu prendre du temps, je vous assure ! Imaginez, de tonnes et des tonnes de légumes au bout du compte ! Les rodhiolas, on en ramasse que les graines, et au début, on utilisait une sorte d'aspirateur, lourd, bruyant et pas vraiment pratique. On ne l'a utilisé qu'une après-midi. Le seconde (et dernière) fois que l'on a récolté des graines, on coupait les têtes des plants, pour les accumuler dans un sceau avant de les secouer et de les répandre sur un filtre. Pas de grosse récolte donc de ce côté...

Ces légumes sont ensuite stockés dans le fameux réfrigérateur, avant d'être empaquetés, et emmenés dans les bus qui faisaient le marché presque chaque jour, une ville par jour de la semaine. Aussi, on avait une machine pour laver les pommes de terre et carottes essentiellements. Le principe est simple, c'est celui d'un lave-linge, artisanale !

Il fallait donc aussi charger les bus de bacs gris dans lequels on ajoutait des packs de glace, pour maintenir tout ce petit monde au frais. Le surplus était remis dans le réfrigérateur. J'ai oublié de parler d'un fruit, qui cependant n'était pas récolté dans la ferme. Car pendant une période, on vendait aussi des cerises. Celles-ci venaient de Colombie-Britannique (la province d'à côté, à l'Ouest), et ont été stockées et congelées dans la ferme.

Comme vous vous doutez, il fallait faire le tri des bons et des mauvais produits. Les mauvais étaient souvent récupérés, et "parés" (on enlève la partie mauvaise j'entends) pour être ensuite utilisé pour se faire des gâteaux. MAIS JAMAIS ILS N'ÉTAIENT VENDUS AUX MARCHÉS. Uniquement consommation personnelle.

Quant aux marchés, je n'en ai fait que deux... pas de mystère, il faut vendre ! A l'occasion, on vendait aussi des oeufs d'autres fermiers, et aussi des confitures, fruits sechés, syrops, ...

Travail de la terre (WWOOFer Episode VIII)

Ca sera court, mais j'en parle quand même ! En fait, il ne s'agit que de ce que j'ai fait avec le tracteur. Un jour David me propose de prendre les commandes de son engin. Il me montre les différentes procédures à suivres, manettes à actionner, et c'est parti ! La première fois, j'ai retourné la terre, à vitesse relativement lente. Ensuite, l'opération s'est répété à plusieurs reprises, avec cette fois, plus de rangs à effectuer. et là, la vitesse était TRÈS TRÈS LENTE ! Cela a permi de détruire en partie les mauvaises herbes qui ont poussé sur cette partie du champs. Enfin, la dernière tâche avec le tracteur, en dehors de désembourber le pick-up de Peter (eh oui, une fois quand même...), fut d'arroser les plantes, avec une remorque supportant trois réservoirs, qu'il faut remplir d'eau, depuis l'étangs d'à côté, avec une pompe. Forcément, le conduit est assez lourd, surtout plein d'eau, et le bouchon de remplissage plutôt haut ! Une fois chargé, il faut rejoindre la rangée que l'on souhaite arroser, descendre du tracteur, ouvrir les vannes des trois réservoirs, et courir comme un dingue pour remonter sur le tracteur et repartir, histoire de ne pas perdre trop d'eau...Et le tour est joué. Sinon, j'ai aussi aidé David à former des rangées recouvertes de plastiques... Je n'étais que derrière le tracteur, à vérifier que tout va bien. Preuve que ce n'était pas une mauvaise idée, il était difficile de maintenir la régularité du "recouvrage" de plastique (la terre qui le maintient sur les côtés), et tantôt ça n'était pas assez sur la gauche, tantôt sur la droite... Eh même avec ce contrôle, ça pouvait ne pas être suffisant (la preuve en image, sur la gauche)...

Et on plante ! (WWOOFer Episode VII)

Eh oui, une fois ces travaux terminés, il a fallu planter les futures produits. On a donc planté le nouveau jardin, qui comprend des ognions, radis, carottes, pommes de terre, salades, épinards, ... Si pour les pommes de terre, on plante une belle pomme, que l'on peut couper en fonction du nombre de germes sur le légume, puis répartir dans les trous de la rangée, il en va autrement pour le reste. En effet, on utilisait des graines, suffisamment fines pour glisser entre les doigts fermés... Il faut alors répandre ces dernières dans 5 petites tranchées (ou 3, c'est selon) creusées dans chaque rangée.Enfin, on recouvre et on attends.

Après cela, Kritina, Marc, et Jan sont repartis, et la plantation a continué avec des fraises. Là, il faut creuser un trou, en plantant juste une pelle par le manche, et qui recevra le plant. il ne reste plus qu'à recouvrir autour du plant. Et une fois ces fraisiers finies, il ne restait plus que les rhodiolas. Ceux-ci sont suffisamment robuste pour seulement les enfoncer dans la terre...

Mais qu'est-ce que peut bien être cette fameuse plante ? Eh bien même les fermiers ne le savent pas complètement, puisqu'elle n'a été vraiment cultivée que depuis les années 60, par les Russes. A présent importée au Canada depuis la Finlande, sa culture se développe de plus en plus, en même temps que les découvertes à son sujet. Apparement, les racines pourraient être cuisinées pour donner une mixture autant énergétique, que l'inverse, tout dépend de la quantité.

Bref vous voulez dormir parce que vous n'y arrivez pas, prenez-en. Vous voulez avoir la forme car vous avez un coup de barre, pareil... Curieux non ? Eh elle pourrait aussi se révéler bénéfique pour la mémoire... En résumé, elle dispose de nombreuses vertues, et qui sait si elle n'en a pas d'autres. Même la Finlande, qui leur a fournie les graines à l'origine, les contactent pour savoir si ils en savent plus sur cette plante ! Et comme elle est rare, elle a son prix : 7,5 Dollars Canadiens le... gramme ! Ce qui, une fois a abouti a une vente de 7000 Dollars Canadiens pour 1 kilo !

lundi 10 septembre 2007

Weeding (WWOOFer Episode VI)

Eh oui ! la première activité sur les champs a été le désherbage ! En gros, ce n'est pas bien difficile : vous identifiez la plante qui est dans la rangée, et tout ce qui ne correspond pas, ça dégage ! Bien entendu, il est arrivé pendant le mois de juillet de trouver des pommes de terre dans des champs d'épinard... mais les plants sont trop petits pour aboutir a une corne d'abondance...

En tout cas, pour commencer, il a fallu désherber les premiers plants de rhodiolas, avant d'attaquer les fraises, puis en juillet août le jardin de légumes. Parfois, il est bon de s'aider d'un tournevis. Ca s'enlève avec des boulons ? disons plutôt que ça aide quand la racine est profonde. Une des mauvaises herbes était réputée pour avoir une racine profonde et... cassante. Si tu casses, c'est comme-ci rien a été fait, même si en surface cela paraît propre, puisque ça repousse après.

Travail à genou dans les rangées, et bon à savoir, c'est toujours mieux après la pluie, car les racines glissent mieux dans la terre (et dans ce cas présent, les bottes ne sont pas de trop !).

Et enfin, j'en profite pour expliquer comment s'organisaient les journées, quelque soit le boulot. Soit on commençait à 9h (ou un peu plus tôt) pour finir à 15h30 (ou un peu plus tôt), et dans ce cas présent, on emmenait des sandwichs sur les champs, dans une glacière, comme vous pouvez le voir sur la photo, ou on commençait à 6h jusqu'à midi non-stop, ce qui nous laissait l'après-midi (pour moi ce fut la meilleur formule).

Mais il arrivait que l'on travaille exclusivement l'après-midi jusqu'à 21, et là, retour à la maison pour le dîner à... 17h30 !! on pouvait commencer aussi vers 7-8 ou 9 heures, revenir à midi, puis de reprendre en fin de journée, à cause de la chaleur. Eh oui, l'Alberta change facilement de température, ça refroidit vite quand les nuages sont là, et vice-versa, quand le soleil s'en mêle...

Flowers (WWOOFer Episode V)

Juste avant de parler des cultures sur les champs, évoquons quand même les fleurs faites à la maison. En effet, avec les Allemands les premiers jours, nous avons aussi préparé des pots pour y mettre de jolies plantes, avant qu'elles ne soient vendues sur le marché.

Il fallait donc nettoyer les pots (un peu quand même...), puis préparer la terre, mélange de deux genres, avec du fertilisateur. Pendant que Monica et Kristina répertoriaient les différentes espèces, Marc, Jan et moi triions les bonnes plantes, avec les déjà perdues., ensuite, celles-ci ont été plantées, en grande partie pendant ma première absence.

Ceci dit, à mon retour, il fallait régulièrement recharger les bus en plantes, pour qu'elles soient vendues sur le marché...

Interlude (retour vers le future)...

Eh oui, je suis bien arrivé en France (comme en témoignent les accents aigus et autres), mardi dernier (4 septembre, comme prévu donc). Ainsi, je reviens du passé (GMT -7), vers le future (GMT +1). Mais avant de faire UN VRAI message de fin de voyage, je vais d'abord finir cette session WWOOFer Episode.

Autre point, ce blog ne sera jamais fermé (jusqu'à nouvel ordre). En effet, je me suis dis que d'autres étudiants apprécieraient ce blog pour obtenir des infos pour voyager au Canada. Alors n'hésitez pas à communiquer ce blog aux gens intéressés de vivre une expérience au Pays de la Feuille d'Érable.

Soyez patient avant d'arriver à la fin...

[Fin des réclames - Votre programme reprend dans quelques ... (rires)]