Eh oui, ça fait toujours plaisir de voir le fruit du travail, lorsque l'on constate que les fruits et légumes font leur apparition, un mois après ! Ca a poussé relativement vite (en tout cas ça surprend), et il est alors temps de commencer les récoltes. Bref, la majeur partie du travail en été consiste a tout rammasser au fur et à mesure que les fruits et légumes sont mûres.Quand aux carottes et pommes de terre, ils suffisait de tout sortir de terre, puis de ramasser, peu importe la taille (on avait des carottes en abondance disait Monica, et en trois couleurs : blanches, oranges, et violettes !). Et cela peu prendre du temps, je vous assure ! Imaginez, de tonnes et des tonnes de
légumes au bout du compte ! Les rodhiolas, on en ramasse que les graines, et au début, on utilisait une sorte d'aspirateur, lourd, bruyant et pas vraiment pratique. On ne l'a utilisé qu'une après-midi. Le seconde (et dernière) fois que l'on a récolté des graines, on coupait les têtes des plants, pour les accumuler dans un sceau avant de les secouer et de les répandre sur un filtre. Pas de grosse récolte donc de ce côté...Ces légumes sont ensuite stockés dans le fameux réfrigérateur, avant d'être empaquetés, et emmenés dans les bus qui faisaient le marché presque chaque jour, une ville par jour de la semaine. Aussi, on
avait une machine pour laver les pommes de terre et carottes essentiellements. Le principe est simple, c'est celui d'un lave-linge, artisanale !Il fallait donc aussi charger les bus de bacs gris dans lequels on ajoutait des packs de glace, pour maintenir tout ce petit monde au frais. Le surplus était remis dans le réfrigérateur. J'ai oublié de parler d'un fruit, qui cependant n'était pas récolté dans la ferme. Car pendant une période, on vendait aussi des cerises. Celles-ci venaient de Colombie-Britannique (la province d'à côté, à l'Ouest), et ont été stockées et congelées dans la ferme.
Comme vous vous doutez, il fallait faire le tri des bons et des mauvais produits. Les mauvais étaient souvent récupérés, et "parés" (on enlève la partie mauvaise j'entends) pour être ensuite utilisé pour se faire des gâteaux. MAIS JAMAIS ILS N'ÉTAIENT VENDUS AUX MARCHÉS. Uniquement consommation personnelle.Quant aux marchés, je n'en ai fait que deux... pas de mystère, il faut vendre ! A l'occasion, on vendait aussi des oeufs d'autres fermiers, et aussi des confitures, fruits sechés, syrops, ...









